INTERVIEW : STEEVEN RACONTE SA PREMIERE EXPERENCE DE VENDANGES

« Je le referais sans hésitation parce que c’est un domaine avec des principes, la socialisation, les liens d’amitié, la rencontre de nouvelles personnes… J’ai appris à connaître de nouvelles personnes, j’ai gardé contact avec Laëtitia et Thomas, des jeunes qui ont la vingtaine. On doit sortir en ville bientôt. »

Peux-tu te présenter rapidement ?
Je m’appelle Steeven, j’ai 18 ans, j’habite Quetigny et plus précisément le quartier du Pré Bourgeot. Etant plus jeune j’allais au centre de loisirs mais aussi aux animations de quartiers.

Comment as-tu occupé ton été ?
Au début voire au même plutôt au milieu de l’été, je me suis mis à la recherche d’un emploi. Ensuite, j’étais tranquille chez moi et puis je suis parti aux vendanges. 

Comment tu t’y es pris pour pouvoir faire les vendanges ?
Grâce au centre social, j’ai su qu’il y avait une offre d’emploi pour faire les vendanges, ils recherchaient du monde et aussi qu’il était possible de covoiturer au départ de Quetigny. J’ai appelé le domaine, au départ ils m’ont dit que l’équipe était complète, qu’il n’y avait plus de place mais que souvent il y avait des désistements. Donc j’ai rappelé quelques jours après pour savoir si une place s’était libérée. J’ai bien fait car entre temps il y a eu un désistement donc j’ai eu un poste. 

Tu travaillais pour quel domaine ?
J’ai travaillé pour le domaine Drouhin-Laroze à Gevrey Chambertin, à 30 minutes d’ici.

C’est assez loin de Quetigny, comment as-tu fait pour t’y rendre ?
Au centre social, on m’a mis en contact avec Patrick, un adhérent, pour qu’on s’organise et qu’on covoiture. J’ai vendu mon scooter, il ne me reste plus que mon vélo. On se donnait rendez-vous à 6h30 le matin au parking du Casino et il me déposait le soir au même endroit à 18h30.

Ta période de travail a duré combien de temps ?
C’était du 26 Août au 3 Septembre 2020. On a terminé plus tôt que prévu car normalement on devait faire 10 jours et ça n’a duré que 8 jours. 

Il y a différents postes aux vendanges, lequel occupais-tu ?
 Le 1er jour j’étais coupeur, ça c’était jusqu’au lundi. Ensuite porteur puis re-coupeur et ensuite en cuverie. J’ai vu tous les postes.

Que faisais-tu au juste en cuverie ?
En cuverie, je devais couper les grapillons pour permettre au raisin d’avoir un meilleur arôme, c’était un travail de coupe précis.

Quand tu as été porteur, tu avais combien de kilos sur le dos ?
Quand t’es porteur, la hotte vide ça fait environ 3 à 4 kgs. Par contre, une fois remplie, on est aux alentours de 22 kgs sur le dos. C’était physique mais ça allait ! J’ai l’habitude de faire du vélo et de porter mes sacs sur plus 35 kilomètres !

Et comment se déroulaient les pauses le midi ?
Ce qui était bien c’est que les repas étaient offerts. J’ai goûté de la terrine de faisan, super bon. Je crois que j’en avais déjà mangé il y a longtemps mais je ne m’en souviens plus. Il y avait du poulet, de la purée maison, de la pintade, de la paëlla, des tomates mozzarella avec de la persillade. Et aussi à 10h et à 16h on avait la pause casse-croûte ! On mangeait bien ! Ils ont vraiment pris soin de nous !

Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi ?
Le plus dur c’était quand j’étais coupeur. Pour le dos surtout ! T’es tout le temps baissé, j’avais mal au dos. Chacun avait sa technique !

Cette expérience t’a-t-elle appris des choses sur le vin en général ?
J’ai pas forcément appris sur le vin mais plutôt sur la taille, le verjus. Le verjus c’est le jus des raisins qui ne sont pas mûrs.

Quel a été le moment le plus festif ?
C’est le discours et la paulée ! Les propriétaires du domaine font un discours aux vendangeurs, surtout des remerciements pour la saison. Ensuite, on a eu le droit à un repas pour fêter la fin des vendanges, c’est une sorte de récompense pour le travail effectué. On mange, on boit un coup tous ensemble. On nous offre 2 bouteilles de rouge chacun, du Nuits St Georges de 2013.  On a bu la dernière le weekend dernier avec mon père, ma belle-mère nous avait fait un choux-chinois ça se mariait très bien avec !

Et si, c’était à refaire ?
Je le referais sans hésitation parce que c’est un domaine avec des principes, la socialisation, les liens d’amitié, la rencontre de nouvelles personnes… J’ai appris à connaître de nouvelles personnes, j’ai gardé contact avec Laëtitia et Thomas, des jeunes qui ont la vingtaine. On doit sortir en ville bientôt.

As-tu un conseil à donner aux jeunes ?
Si vous avez l’occasion de faire les vendanges, allez-y, déjà pour le travail, la découverte des méthodes de vendange et du métier d’ouvrier viticole en plus, ça permet de gagner un bon billet pendant les vacances !

A partir de quel âge peut-on faire les vendanges ?
A partir de 16 ans. Le domaine nous envoie un document que l’on doit remplir. Pour les mineurs, il faut le faire signer par le responsable légal. On est payés par chèque ou virement à la fin des vendanges.

Un mot de la fin …
L’alcool est à consommer avec modération et interdit aux mineurs !

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